Enjeu

Réconciliation

L’Équité pour les étudiantes et étudiants signifie un gouvernement qui respecte le droit issu de traités de l’accès à l’éducation pour les communautés métisses, inuites et des Premières Nations.

  • 22 500
    Nombre d’étudiantes et d’étudiants autochtones qui n’ont pas pu poursuivre d’études postsecondaires en raison d’une insuffisance de fonds du gouvernement fédéral
  • 11,3%
    Pourcentage de la population autochtone qui détient un grade universitaire; un écart important par rapport à 29,3% pour la population non autochtone
  • 9 
    Nombre d’établissements postsecondaires en Ontario sous la direction des Autochtones, qui ne reçoivent aucun financement public

Le problème

Au Canada, les droits conférés par traité garantissent aux communautés métisses, inuites et des Premières Nations de ce pays l’accès à l’éducation postsecondaire.

  • Ce droit est affirmé dans la Proclamation royale de 1763.
  • Il est affirmé de nouveau en tant que droit dans la Loi constitutionnelle du Canada de 1982.

Même si c’est un droit fondamental, des décennies de sous-financement à l’ordre fédéral ont rendu l’éducation postsecondaire inaccessible à des milliers d’apprenantes et d’apprenants éventuels métis, inuits et des Premières Nations.

En Ontario, le gouvernement adopte souvent une mentalité de « refiler la responsabilité à quelqu’un d’autre » lorsqu'il fait face à l’insuffisance de fonds pour l’éducation des Autochtones, et se sert de l’excuse que les questions concernant les Premières Nations, les Métis et les Inuits relèvent entièrement du gouvernement fédéral.

Les étudiantes et étudiants des Premières Nations, métis et inuits qui finissent par accéder aux établissements d’enseignement postsecondaire font face à de nombreux obstacles et défis :

  • Des niveaux élevés de racisme et de discrimination, en raison du manque d'éducation du public sur l'histoire du colonialisme au Canada.
  • Des options limitées ou inexistantes de soutien et de services de santé mentale conformes à la culture.
  • Des cours, des programmes d’études et des programmes eurocentriques qui estompent l’histoire des communautés métisses, inuites et des Premières Nations au Canada.
  • Du harcèlement et de la violence lorsqu’ils s’adonnent à des cérémonies spirituelles ou culturelles sur le campus.
  • Des cours en langues autochtones ne sont souvent offerts que par intermittence et, sur de nombreux campus, ils ne sont pas offerts au-delà du niveau d’introduction.

La population étudiante réagit

Depuis des décennies, les étudiantes et étudiants des Premières Nations, métis et inuits et leurs alliés demandent à tous les ordres de gouvernement d'augmenter le financement afin de combler l'écart entre les communautés autochtones et non autochtones en matière d'éducation et d’améliorer l’expérience d’apprentissage pour les étudiantes et étudiants autochtones.

Le Cercle des étudiantes et étudiants des Premières Nations, métis et inuits de la Fédération est la seule structure officielle de représentation des étudiantes et étudiants des Premières Nations, métis et inuits à l’échelle nationale et il revendique un financement accru pour les étudiantes et étudiants autochtones depuis les années 1990.

 

La solution

Les étudiantes et étudiants, et en particulier les étudiantes et étudiants autochtones, reconnaissent que tout effort de réconciliation au nom du gouvernement provincial doit être appuyé par des consultations communautaires, des fonds et des ressources accrus pour faire de l'Ontario un chef de file en matière d’éducation autochtone.

Les étudiantes et étudiants exigent des partis politiques à ces élections de prendre un engagement à l’égard d’une stratégie pour l’éducation des Autochtones qui serait fondée sur les besoins communautaires. Cela comprend :

  • Une augmentation des programmes d’études métis, inuits et des Premières Nations.
  • Un plus grand nombre et une plus grande gamme de cours offerts en langues autochtones.
  • L’embauche d’un plus grand nombre de membres du corps professoral métis, inuits et des Premières Nations pour TOUS les programmes et facultés d’études .
  • Un cours de sensibilisation culturelle donné à tous les membres du corps professoral et de l’administration des universités.
  • Des pressions sur l’administration pour l’adoption des appels à l’action du rapport de la Commission de vérité et réconciliation.

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